Impôt sur le revenu en Israël en 2026 : tranches, points de crédit et calcul, avec les nouveautés 2027
Comment se calcule l'impôt sur le revenu en Israël, ce que valent vraiment vos points de crédit, et pourquoi le barème 2026 a changé en cours d'année.
L'essentiel en 40 secondes
En Israël, l'impôt sur le revenu est progressif par tranches mensuelles, de 10 % à 47 %, plus une surtaxe de 3 % au-delà de 60 130 ₪ par mois. L'impôt obtenu est ensuite réduit de 242 ₪ par point de crédit (nekoudat zikui) ; un résident en a au moins 2,25. En 2026, la loi de budget a élargi les tranches à 20 % et 31 % avec effet rétroactif au 1er janvier : c'est l'amendement 288. Un salarié à 15 000 ₪ brut paie environ 1 572 ₪ d'impôt et 1 235 ₪ de cotisations par mois.
Les chiffres clés 2026
- Première tranche
- 10 %
- Taux marginal maximal
- 50 %
- Point de crédit
- 242 ₪ / mois
- Points d'un résident
- 2,25
- Seuil de la surtaxe
- 721 560 ₪ / an
- Plafond bituach leumi
- 51 910 ₪ / mois
Les tranches d'impôt 2026
L'impôt israélien se calcule sur le revenu mensuel imposable (le revenu annuel divisé par douze pour les indépendants). Le barème compte sept marches. Chacune n'est appliquée qu'à la part du revenu comprise entre son seuil et le suivant : gagner un shekel de plus ne fait jamais basculer l'ensemble du salaire dans la tranche supérieure. C'est le principe du taux marginal, que les fiches de paie israéliennes ne détaillent jamais et qui explique la plupart des incompréhensions.
| Revenu mensuel imposable | Revenu annuel | Taux |
|---|---|---|
| 1 – 7 010 ₪ | 1 – 84 120 ₪ | 10 % |
| 7 011 – 10 060 ₪ | 84 121 – 120 720 ₪ | 14 % |
| 10 061 – 19 000 ₪ | 120 721 – 228 000 ₪ | 20 % |
| 19 001 – 25 100 ₪ | 228 001 – 301 200 ₪ | 31 % |
| 25 101 – 46 690 ₪ | 301 201 – 560 280 ₪ | 35 % |
| 46 691 – 60 130 ₪ | 560 281 – 721 560 ₪ | 47 % |
| au-delà de 60 130 ₪ | au-delà de 721 560 ₪ | 50 % |
Le taux de 50 % de la dernière ligne est la somme du taux marginal de 47 % et du mas yesef, une surtaxe de 3 % qui frappe la part du revenu annuel supérieure à 721 560 ₪, tous types de revenus confondus. Pour les revenus du capital (plus-values, dividendes) au-delà de ce même seuil, la surtaxe est portée à 5 % depuis 2025.
Ces tranches s'appliquent aux revenus du travail : salaires, revenus d'une activité indépendante, pensions de retraite. Les revenus passifs d'une personne de moins de 60 ans suivent un autre point de départ, détaillé plus bas.
Ce qui a changé en 2026 : l'amendement 288
Le barème 2026 a été modifié en cours d'année. La loi d'efficacité économique accompagnant le budget 2026, publiée au Journal officiel le 31 mars 2026, a introduit l'amendement 288 à l'ordonnance de l'impôt sur le revenu. Il élargit deux tranches, avec effet rétroactif au 1er janvier 2026 :
| Tranche | Plafond mensuel avant | Plafond mensuel après |
|---|---|---|
| 20 % | 16 150 ₪ | 19 000 ₪ |
| 31 % | 22 440 ₪ | 25 100 ₪ |
Concrètement, 2 850 ₪ de revenu mensuel passent de 31 % à 20 %, et 2 660 ₪ passent de 35 % à 31 %. Le gain atteint son maximum, environ 420 ₪ par mois (un peu plus de 5 000 ₪ par an), pour tout revenu à partir de 25 100 ₪ ; il est nul en dessous de 16 150 ₪.
Vérifiez vos fiches de paie de janvier à mars 2026. L'administration fiscale a publié le barème corrigé en avril 2026 ; les employeurs devaient régulariser le trop-prélevé sur les paies suivantes. Si la ligne de régularisation n'apparaît pas, réclamez-la au service paie. À défaut, le trop-perçu se récupère par une déclaration annuelle ou une demande de remboursement.
Beaucoup de sites, y compris des cabinets, affichent encore l'ancien barème (16 150 / 22 440 ₪). Si vous comparez des simulateurs, c'est le premier point à contrôler.
Les points de crédit (nekudot zikui)
Après le calcul par tranches, l'impôt est réduit d'un montant fixe par point de crédit : 242 ₪ par mois en 2026, soit 2 904 ₪ par an. Le point se déduit de l'impôt, pas du revenu : un point vaut donc le même montant pour tout le monde, quel que soit le salaire. Et comme l'impôt ne peut pas devenir négatif, les points inutilisés sont perdus (sauf exceptions entre conjoints).
| Situation | Points | Valeur mensuelle |
|---|---|---|
| Résident israélien (base) | 2,25 | 544,50 ₪ |
| Femme (point supplémentaire) | + 0,50 | 121 ₪ |
| Licence obtenue depuis 2023 : 1 point par année d'études, jusqu'à 3 ans, à partir de l'année suivant le diplôme | + 1 / an | 242 ₪ |
| Master : 0,5 point par année d'études, jusqu'à 2 ans | + 0,5 / an | 121 ₪ |
| Parent isolé élevant seul ses enfants | + 1 | 242 ₪ |
| Conjoint sans revenu (sous conditions) | + 1 | 242 ₪ |
| Service militaire ou national complet, pendant 3 ans après la libération | + 2 | 484 ₪ |
| Nouvel immigrant arrivé depuis 2022, selon l'ancienneté (voir section olim) | 1 à 3 | 242 à 726 ₪ |
| Enfants, selon leur âge et le parent | variable | voir ci-dessous |
Les points pour enfants, par âge et par parent
C'est le poste le plus mal connu, et celui qui a le plus changé. Depuis 2024, les points pour les enfants de moins de trois ans ont été fortement relevés et ils sont désormais identiques pour la mère et pour le père jusqu'à cinq ans. L'âge qui compte est celui que l'enfant atteint pendant l'année fiscale.
| Âge de l'enfant | Mère | Père | Parent seul |
|---|---|---|---|
| Année de naissance | 2,5 | 2,5 | 5 |
| 1 et 2 ans | 4,5 | 4,5 | 9 |
| 3 ans | 3,5 | 3,5 | 7 |
| 4 et 5 ans | 2,5 | 2,5 | 5 |
| 6 à 17 ans | 2 | 1 | 3 |
| 18 ans | 0,5 | 0 | 0,5 |
Exemple : une mère salariée avec un enfant de 2 ans et un autre de 8 ans cumule 2,75 + 4,5 + 2 = 9,25 points, soit 2 238 ₪ d'impôt effacé chaque mois. Avec un salaire de 15 000 ₪, son impôt sur le revenu tombe à zéro ; il ne lui reste que les cotisations. Le père, lui, a 2,25 + 4,5 + 1 = 7,75 points. Le « parent seul » désigne un parent qui élève ses enfants sans conjoint et reçoit les allocations : il cumule les points des deux parents.
Quatre exemples chiffrés
Tous les exemples utilisent le barème 2026, la valeur 2026 du point de crédit et les taux de cotisation 2026. Ils ne tiennent pas compte de l'épargne retraite obligatoire ni de la keren hishtalmut, qui réduisent encore l'impôt.
| Tranche | Taux | Impôt |
|---|---|---|
| 1 – 7 010 | 10 % | 701 ₪ |
| 7 011 – 10 060 | 14 % | 427 ₪ |
| 10 061 – 15 000 | 20 % | 988 ₪ |
| Impôt brut | 2 116 ₪ | |
| Points de crédit (2,25 pts) | − 545 ₪ | |
| Impôt sur le revenu | 1 572 ₪ | |
| Bituach leumi | 609 ₪ | |
| Assurance santé | 626 ₪ | |
| Net estimé (avant retraite) | 12 193 ₪ | |
| Taux effectif global | 18,7 % |
| Tranche | Taux | Impôt |
|---|---|---|
| 1 – 7 010 | 10 % | 701 ₪ |
| 7 011 – 9 000 | 14 % | 279 ₪ |
| Impôt brut | 980 ₪ | |
| Points de crédit (2,75 pts) | − 666 ₪ | |
| Impôt sur le revenu | 314 ₪ | |
| Bituach leumi | 189 ₪ | |
| Assurance santé | 316 ₪ | |
| Net estimé (avant retraite) | 8 181 ₪ | |
| Taux effectif global | 9,1 % |
| Tranche | Taux | Impôt |
|---|---|---|
| 1 – 7 010 | 10 % | 701 ₪ |
| 7 011 – 10 060 | 14 % | 427 ₪ |
| 10 061 – 19 000 | 20 % | 1 788 ₪ |
| 19 001 – 25 100 | 31 % | 1 891 ₪ |
| 25 101 – 30 000 | 35 % | 1 715 ₪ |
| Impôt brut | 6 522 ₪ | |
| Points de crédit (2,25 pts) | − 545 ₪ | |
| Impôt sur le revenu | 5 978 ₪ | |
| Bituach leumi | 1 659 ₪ | |
| Assurance santé | 1 402 ₪ | |
| Net estimé (avant retraite) | 20 962 ₪ | |
| Taux effectif global | 30,1 % |
| Tranche | Taux | Impôt |
|---|---|---|
| 1 – 7 010 | 10 % | 701 ₪ |
| 7 011 – 10 060 | 14 % | 427 ₪ |
| 10 061 – 19 000 | 20 % | 1 788 ₪ |
| 19 001 – 20 000 | 31 % | 310 ₪ |
| Impôt brut | 3 226 ₪ | |
| Points de crédit (2,25 pts) | − 545 ₪ | |
| Impôt sur le revenu | 2 682 ₪ | |
| Bituach leumi | 1 922 ₪ | |
| Assurance santé | 885 ₪ | |
| Net estimé (avant retraite) | 14 512 ₪ | |
| Taux effectif global | 27,4 % |
Bituach leumi et assurance santé : l'autre impôt
Sur une fiche de paie israélienne, l'impôt sur le revenu n'est que la première des trois retenues. Les deux autres, prélevées ensemble par le Bituach Leumi, sont l'assurance nationale (retraite de base, chômage, maternité, invalidité) et l'assurance santé (mas briout, qui finance la kupat holim). Elles aussi fonctionnent par paliers, mais avec deux marches seulement :
| Part du revenu mensuel | Salarié | Indépendant |
|---|---|---|
| Jusqu'à 7 703 ₪ (taux réduit) | 4,51 % (1,28 % + 3,23 %) | 7,70 % (4,47 % + 3,23 %) |
| De 7 704 à 51 910 ₪ (taux plein) | 12,17 % (7,00 % + 5,17 %) | 18,00 % (12,83 % + 5,17 %) |
| Au-delà de 51 910 ₪ | 0 % | 0 % |
L'employeur verse en plus sa propre part (4,27 % puis 7,60 %), invisible sur la fiche de paie. Le seuil du taux réduit, 7 703 ₪ en 2026, est revalorisé chaque 1er janvier. Le salaire moyen de référence utilisé par le Bituach Leumi est de 13 769 ₪ en 2026.
Les indépendants : mêmes tranches, autre mécanique
Un indépendant (atsmaï) est imposé sur son bénéfice, c'est-à-dire ses recettes moins ses charges déductibles, selon les mêmes tranches qu'un salarié, après division du résultat annuel par douze. Trois différences changent tout en pratique :
- Les acomptes (mikdamot). Il n'y a pas de prélèvement à la source : l'administration fixe un pourcentage du chiffre d'affaires à verser chaque mois ou tous les deux mois, régularisé avec la déclaration annuelle.
- Les cotisations sociales plus lourdes : 7,70 % puis 18 % du revenu, contre 4,51 % puis 12,17 % pour un salarié, puisque l'indépendant paie aussi la part « employeur ». En contrepartie, 52 % des cotisations d'assurance nationale sont déductibles du revenu imposable.
- La déclaration annuelle obligatoire, quel que soit le niveau de revenu, avec un comptable dans la grande majorité des cas.
Le choix entre les statuts osek patur, osek zair et osek murshe ne concerne pas l'impôt sur le revenu mais la TVA et le mode de déclaration des charges. Il a son propre guide.
Revenus passifs et revenus du capital
Les tranches ci-dessus sont celles du revenu « personnel » (hachnassa mi-yegia ishit). Pour une personne de moins de 60 ans, les revenus qui n'en relèvent pas (loyers au régime normal, revenus de source étrangère non salariale, etc.) ne bénéficient pas des trois premières marches : ils sont imposés à partir de la tranche à 31 %. À partir de 60 ans, tous les revenus suivent le barème complet depuis 10 %.
Les revenus du capital ont leurs propres taux forfaitaires, hors barème : en règle générale 25 % sur les plus-values, intérêts et dividendes réels, 30 % pour un actionnaire substantiel, 15 % sur certains intérêts non indexés. Les loyers d'habitation en Israël peuvent, au choix, être exonérés jusqu'à un plafond mensuel, imposés à 10 % forfaitaire sans déduction, ou intégrés au barème avec déduction des charges.
Une déclaration devient obligatoire dès que les loyers imposés au taux forfaitaire dépassent 375 000 ₪ dans l'année, et dans tous les cas si vous choisissez le régime réel avec déduction des charges.
Nouveaux immigrants et résidents de retour
Un olé hadash bénéficie de deux avantages distincts, qu'il ne faut pas confondre.
Des points de crédit supplémentaires pendant 4 ans et demi
Pour les olim arrivés depuis le 1er janvier 2022, le calendrier est le suivant, à compter de la date d'alya (il peut être suspendu pendant un service militaire, des études ou un séjour prolongé à l'étranger) :
| Période depuis l'alya | Points supplémentaires | Valeur mensuelle |
|---|---|---|
| 12 premiers mois | 1 | 242 ₪ |
| Mois 13 à 30 | 3 | 726 ₪ |
| Mois 31 à 42 | 2 | 484 ₪ |
| Mois 43 à 54 | 1 | 242 ₪ |
Le calendrier est volontairement faible la première année, où beaucoup d'olim ne travaillent pas encore, et maximal la deuxième. Les olim arrivés avant 2022 relèvent de l'ancien barème (3 points pendant 18 mois, puis 2, puis 1, sur 42 mois).
Dix ans d'exonération sur les revenus de source étrangère
Pendant dix ans à compter de l'installation, les revenus produits hors d'Israël (salaires étrangers, loyers d'un bien en France, dividendes, intérêts, plus-values sur des actifs détenus à l'étranger) sont exonérés d'impôt israélien. Le même régime s'applique au « résident de retour de longue durée » (toshav chozer vatik), parti au moins dix ans. Les revenus de source israélienne, eux, sont imposés normalement dès le premier jour.
Ce qui change pour les olim arrivés à partir du 1er janvier 2026. L'amendement 272 à l'ordonnance de l'impôt supprime l'exonération de déclaration, pas l'exonération d'impôt. Un olé devenu résident en 2026 ou après doit déclarer chaque année ses revenus et son patrimoine à l'étranger pendant les dix ans, même s'ils restent exonérés. Ceux arrivés avant 2026 conservent l'ancien régime. L'« année d'adaptation », qui permet de reporter d'un an le statut de résident, reste disponible.
Deux pièges fréquents : la retraite française d'un olé est bien un revenu de source étrangère, exonéré en Israël pendant dix ans, et la convention fiscale France-Israël attribue les pensions privées au seul pays de résidence, mais les pensions de la fonction publique restent imposées en France et les caisses prélèvent à la source tant que la résidence israélienne n'est pas justifiée ; et l'exonération ne couvre pas les cotisations sociales, le Bituach Leumi pouvant réclamer des cotisations minimales à un résident sans revenu israélien.
Déclaration annuelle et remboursement d'impôt
Contrairement à la France, la majorité des salariés israéliens ne font pas de déclaration : le prélèvement à la source par l'employeur, calé sur le formulaire 101, tient lieu d'impôt définitif. La déclaration annuelle (doch shnati) devient obligatoire dans les cas suivants, pour les revenus de 2025 déclarés en 2026 :
- revenu imposable supérieur à 721 560 ₪ dans l'année (seuil de la surtaxe), même si l'employeur a tout prélevé ;
- activité indépendante ou revenus d'une société de personnes, quel que soit le montant ;
- revenus de source étrangère supérieurs à 375 000 ₪, ou ne remplissant pas les conditions d'exonération ;
- avoirs à l'étranger (comptes, biens, droits) d'une valeur de 2 086 000 ₪ ou plus à un moment de l'année ;
- loyers au taux forfaitaire supérieurs à 375 000 ₪, ou loyers déclarés au régime réel quel que soit le montant ;
- ventes de titres cotés pour plus de 2 810 000 ₪, ou intérêts supérieurs à 717 000 ₪ ;
- deux employeurs sans coordination de l'impôt, ou demande expresse de l'administration.
Date limite : le 31 mai pour une déclaration papier, le 30 juin pour une déclaration en ligne, sauf prolongation accordée au comptable.
Le remboursement d'impôt (hechzer mas)
Un salarié qui n'est pas tenu de déclarer peut malgré tout déposer une demande de remboursement, le formulaire 135, pour récupérer un trop-perçu. Les cas les plus courants : un changement d'emploi en cours d'année (chaque employeur a appliqué le barème depuis zéro), des mois sans salaire, des points de crédit non appliqués (formulaire 101 incomplet, enfant né dans l'année, diplôme, alya), des dons à des associations reconnues, des versements retraite ou assurance-vie non pris en compte. La demande peut remonter six ans en arrière : en 2026, les années 2020 à 2025 sont encore réclamables. L'administration rembourse avec intérêts et indexation, généralement sous quelques mois.
Six erreurs fréquentes
- Croire que tout le salaire passe dans la tranche supérieure. Seule la part du revenu au-dessus du seuil est imposée au taux de la tranche. Refuser une augmentation « pour ne pas changer de tranche » n'a jamais de sens.
- Déduire les points de crédit du revenu. Ils se déduisent de l'impôt. 2,25 points, c'est 544,50 ₪ d'impôt en moins, pas 544,50 ₪ de revenu en moins.
- Oublier le formulaire 101. Sans ce formulaire rempli chez l'employeur en début d'année, celui-ci prélève au taux maximal sans tenir compte de vos points. Le trop-perçu est récupérable, mais plusieurs mois plus tard.
- Avoir deux employeurs sans coordination (teum mas). Chaque employeur applique le barème depuis zéro, ce qui sous-estime l'impôt ; ou l'un prélève au maximum, ce qui le surestime. La coordination se demande en ligne sur le site de l'administration fiscale.
- Ignorer le changement de barème 2026. Les prélèvements de janvier à mars 2026 ont été calculés sur l'ancien barème chez beaucoup d'employeurs.
- Ne jamais demander de remboursement. Chaque année, des milliards de shekels de trop-perçu ne sont pas réclamés. Un salarié qui a changé d'emploi, eu une période sans revenu, ou n'a pas utilisé tous ses points a presque toujours droit à un remboursement, réclamable sur six ans.
Ce qui a changé et ce qui vient : 2024 → 2027
- Dernière indexation des tranches sur l'inflation avant le gel.
- Gel de l'indexation des tranches et des points de crédit pour 2025-2027 (loi de budget 2025). TVA à 18 %. Surtaxe sur les revenus du capital portée à 5 % au-delà du seuil.
- Amendement 288 : élargissement des tranches à 20 % et 31 %, rétroactif au 1er janvier 2026. Barème corrigé publié par l'administration en avril.
- Les seuils des tranches restent gelés. La valeur du point de crédit, les seuils du Bituach Leumi et certains plafonds peuvent être réévalués : mise à jour de cette page dès la publication officielle.
Glossaire : les mots de la fiche de paie
| Hébreu | Translittération | Ce que c'est |
|---|---|---|
| מס הכנסה | mas hachnassa | Impôt sur le revenu. |
| מדרגות מס | madregot mas | Les tranches, littéralement « marches » de l'impôt. |
| נקודת זיכוי | nekoudat zikui | Point de crédit : réduction forfaitaire d'impôt de 242 ₪ par mois. |
| מס יסף | mas yesef | Surtaxe de 3 % sur les hauts revenus. |
| ביטוח לאומי | bituach leumi | Assurance nationale (l'institution et la cotisation). |
| מס בריאות | mas briout | Cotisation d'assurance santé, prélevée avec le bituach leumi. |
| טופס 101 | tofes 101 | Formulaire annuel remis à l'employeur pour déclarer sa situation et ses points. |
| טופס 106 | tofes 106 | Récapitulatif annuel des salaires et retenues, remis par l'employeur. |
| תיאום מס | teum mas | Coordination de l'impôt entre plusieurs employeurs ou sources. |
| החזר מס | hechzer mas | Remboursement d'impôt. |
| דוח שנתי | doch shnati | Déclaration annuelle de revenus. |
| מקדמות | mikdamot | Acomptes d'impôt versés par les indépendants. |
| עולה חדש | olé hadash | Nouvel immigrant, bénéficiaire d'avantages fiscaux temporaires. |
| תושב חוזר | toshav chozer | Résident de retour après plusieurs années à l'étranger. |
Questions fréquentes
Quel est le taux d’imposition sur le revenu en Israël en 2026 ?
L’impôt est progressif, par tranches mensuelles : 10 % jusqu’à 7 010 ₪, 14 % jusqu’à 10 060 ₪, 20 % jusqu’à 19 000 ₪, 31 % jusqu’à 25 100 ₪, 35 % jusqu’à 46 690 ₪, 47 % jusqu’à 60 130 ₪, puis 50 % (47 % + 3 % de surtaxe). Chaque tranche ne s’applique qu’à la part du revenu qui la franchit.
À partir de quel salaire paie-t-on de l’impôt en Israël ?
Un résident sans enfant dispose de 2,25 points de crédit, soit 544,50 ₪ d’impôt effacé chaque mois. Comme la première tranche est à 10 %, il ne paie pas d’impôt sur le revenu en dessous d’environ 5 450 ₪ brut par mois. Une femme (2,75 points) commence vers 6 650 ₪. Les cotisations sociales, elles, démarrent au premier shekel.
Qu’est-ce qu’une nekoudat zikui (point de crédit) ?
Une réduction forfaitaire d’impôt de 242 ₪ par mois en 2026 (2 904 ₪ par an). Elle se déduit de l’impôt calculé, pas du revenu. Chaque résident reçoit 2,25 points, une femme 2,75, et des points s’ajoutent pour les enfants, les études, le service militaire ou le statut de nouvel immigrant.
Qu’a changé l’amendement 288 en 2026 ?
La loi de budget 2026, publiée le 31 mars 2026, a élargi deux tranches avec effet rétroactif au 1er janvier 2026 : la tranche à 20 % monte de 16 150 ₪ à 19 000 ₪ par mois et celle à 31 % de 22 440 ₪ à 25 100 ₪. Gain maximal : environ 420 ₪ par mois à partir de 25 100 ₪ de revenu.
Mon employeur m’a prélevé selon l’ancien barème en janvier-mars 2026, que faire ?
Les employeurs ont dû régulariser sur les paies suivantes après la publication du barème d’avril 2026. Si ce n’est pas apparu sur vos fiches de paie, demandez la régularisation au service paie ; à défaut, le trop-perçu se récupère par une déclaration annuelle ou une demande de remboursement.
Quel impôt pour un salaire de 15 000 ₪ brut par mois ?
Environ 1 572 ₪ d’impôt sur le revenu pour un homme résident sans enfant, plus 609 ₪ de bituach leumi et 626 ₪ d’assurance santé. Net estimé avant retraite : environ 12 190 ₪. L’exemple détaillé est dans le guide.
Les revenus passifs sont-ils imposés aux mêmes tranches ?
Non. Pour une personne de moins de 60 ans, les revenus passifs (loyers au régime normal, etc.) sont imposés à partir de la tranche à 31 %. Intérêts, dividendes et plus-values ont leurs propres taux, en général 25 % ou 30 %.
Qu’est-ce que le mas yesef ?
Une surtaxe de 3 % sur la part du revenu annuel qui dépasse 721 560 ₪ en 2026 (60 130 ₪ par mois), tous revenus confondus. Les revenus du capital au-delà de ce seuil supportent 2 points supplémentaires.
Dois-je faire une déclaration de revenus en Israël ?
Un salarié dont l’employeur prélève l’impôt à la source n’a en général pas à déclarer. La déclaration est obligatoire pour les indépendants, au-delà de certains seuils de revenus, en cas de revenus étrangers ou de revenus locatifs imposables, et dans quelques autres situations. Dans le doute, déclarer ne coûte rien et permet souvent un remboursement.
Les tranches vont-elles changer en 2027 ?
L’indexation des tranches sur l’inflation est gelée pour 2025, 2026 et 2027. Les seuils actuels restent donc en vigueur en 2027 sauf nouvelle loi. La valeur du point de crédit et certains plafonds peuvent être réévalués en janvier : cette page sera mise à jour dès la publication officielle.
Comment nous travaillons
Chaque montant de cette page est vérifié sur la source officielle citée en bas de page et daté. Quand un barème change, la page est mise à jour dans les jours qui suivent la publication officielle. Notre méthodologie.
Sources
- Rashut HaMissim — barème mensuel 2026 et circulaire sur l’amendement 288 (gov.il)
- Loi d’efficacité économique 2026 (amendement 288 à l’ordonnance de l’impôt), Reshumot, 31 mars 2026 — synthèse Malam Payroll
- Bituach Leumi — circulaire employeur 2026 (taux, seuil réduit 7 703 ₪, plafond 51 910 ₪)
- Kol Zchut — מדרגות מס הכנסה (règles générales et points de crédit)
Besoin d’un professionnel ?
Décrivez votre situation en deux lignes. Nous la transmettons à un comptable ou conseiller francophone qualifié qui vous recontacte sous 48 h.